Tel : 06 02 08 83 40

Mail : info@reception-louisb.com

Sur la page 'contact'

Château de la Croix

C’est à Hérisson, dans l’Allier, que naît, le 26 juin 1816, Louis Bignon. Fils d’un boucher d’Hérisson, orphelin à l'âge de 13 ans, Louis Bignon devient garçon de café à Paris. Ce n’est que trente ans plus tard que devenu propriétaire du café Foy puis du café Riche, il sera l’un des plus célèbres restaurateurs de Paris.

Louis Bignon : propriétaire terrien

C’est à Theneuille que, toute sa vie, il continua d’agrandir et de moderniser une exploitation agricole. En 1849, il achète 480 hectares de terres agricoles où il s'investira dans la modernisation de l'agriculture. Il assainit et met en culture des terrains marécageux ou couverts de broussailles. Il se soucie d'améliorer la condition de ses métayers par des contrats plus justes et un habitat plus salubre et plus confortable ; il suit de près l'exploitation des terres et l'achat du bétail. Président du Comice agricole de Cérilly, il sera l'un des membres fondateurs de la Société des agriculteurs de France. «Il réussit avec autant de bonheur dans l'agriculture que dans la restauration, recevant de nombreuses récompenses lors des concours agricoles nationaux.»

Il sélectionna, de 1862 à 1880, lors des Expositions Universelles, divers produits agricoles, des vins et des comestibles qui obtinrent les plus hautes récompenses. Passionné de vin, il avait acheté une propriété viticole dans le Médoc, à la Houringues.

Le 20 octobre 1878, il est promu officier sur proposition du ministre de l'Agriculture.
Il fut un temps propriétaire du château d'Hérisson qu'il légua au Touring-Club de France. Jouant un rôle de mécène, il accueillit également en son château le peintre Henri Harpignies (1819-1916).  

 

Louis Bignon : restaurateur

Débutant sa carrière comme garçon de café au quai d’Orsay (ministère de l’intérieur), il rachète le café Foy puis le café de la veuve Riche, l’un des plus grands cafés de Paris, pour la modique somme de 1 millions de francs or.

Le café devient le lieu de rencontre des plus célèbres intellectuels français : Balzac, Zola, Maupassant, les frères Goncourt…

Nommé chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur en 1868 et officier en 1878, il fut le premier restaurateur à porter la rosette. Il fut président de l’Union Syndicale des restaurateurs et des limonadiers du département de la Seine. 

Le café riche au XIXème

 

« Sous la fenêtre même, le café Riche avançait ses tables dans le coup de soleil de ses lustres, dont l'éclat s'étendait jusqu'au milieu de la chaussée ; et c'était surtout au centre de cet ardent foyer qu'ils voyaient les faces blêmes et les rires pâles des passants […] »

 

Zola « la curée »

 

La demeure de Louis Bignon

La fabuleuse fortune de Louis Bignon lui a permis de racheter « le café riche » à Paris mais également de faire construire  un château dans son « pays natal ».  Siège d’une exploitation agricole de 450 hectares, le château est bâtit au sommet d’une colline qui domine le paysage environnant, Moulins, la chaîne de Puy.  Louis Bignon, outre ses talents de cuisinier, était, dans le sillage impérial connu pour  ses efforts de modernisme en matière agricole.

Les métairies de Louis Bignon ont été présentées comme fermes modèles et exemple de valorisation agricole à l’exposition universelle de 1867. Ainsi, Louis Bignon apparaissaient-il comme pionnier dans les revues de botanique et d’agriculture de son époque. Les terres de Theneuille avaient fait l'objet d'une grande attention ayant reçu d’importants travaux de drainage qui  permettaient d’avoir un sol plus fertile.

Riche mais soucieux des plus modestes

Louis Bignon, en plein pays de métayage, accordait une attention particulière à ses fermiers. Il avait bâti fait construire à l'emplacement de modestes massures de chaume et de torchis des fermes modèles en pierre à cour close et portail. Il séparait la chambre des parents de celles des enfants. Il  installait des bibliothèques dans chaque ferme afin que ses fermiers se cultivent sur les sciences agricoles. Homme « éclairé » et de progrès, il avait en son château un cabinet de curiosité à présent disparu.

Il a également oeuvré pour la commune de Theneuille, financé la construction des écoles, la ligne de chemin de fer, l'horloge du village...

La commune conserve un testament qu’il a fait « aux pauvres de Theneuille ».

 

De l’époque napoléon III,  fastueuse et romantique, reste encore le château de la Croix, quasi intact dans ses volumes d’origine mais ayant perdu son mobilier et une bonne part de son décor d'origine.

Ayant failli être détruit au début des années 1970, l’endroit est racheté par Air France pour en faire une colonie de vacances durant 30 ans. Les actuels propriétaires tentent de reconstituer  l’histoire du château pour redonner à l’endroit certains aspects de son caractère originel. Le château est avant tout une demeure familiale, famille qui vous accueillera donc pour œuvrer à la réussite de votre séjour.

Un homme de progrès

une curiosité attire l’attention, Louis Bignon et fils, hommes de progrès, ont fait installer à côté du château un « dinosaure » industriel : un moteur destiné à pomper l’eau d’un puit et à produire de l’électricité pour alimenter le château en eau et en électricité, chose rare à l’époque.

Un petit paradis de nature

 

 

 

 

 

 

 

 

Fort de plus de deux siècles d’embellissement le parc créé par Louis Bignon est un lieu éminemment romantique qui accueille une flore et une faune diversifiée. De l’époque de Louis Bignon existent encore des arbres du parc notamment une très belle allée de séquoias plantée vers 1850, des cèdres et chênes remarquables.